2 réflexions au sujet de « Les morales de l’autorité »

  1. Si j’ai bien compris, suivre une morale de l’autorité, c’est en fait mettre son jugement, sa réflexion de côté et “faire confiance” à l’avenir (confiance que l’on a grâce aux expériences vécues d’autres individus). Ce qui veut dire que l’Homme doit mettre sa raison de côté. Mais dans ce cas là, pouvons nous quand même nous qualifier de “personne” ? Ne sommes nous pas plutôt des “machines”, si nous suivons les morales d’autorités, sans faire de contestations…?

    • Il faut certes distinguer les morales de l’autorité et les morales de l’autonomie. Mais les morales de l’autorité ne demandent pas à l’individu de renoncer totalement à l’exercice de sa propre raison. L’application des principes notamment suppose une forme de réflexion pour déterminer comment la formulation générale de nos devoirs moraux peut s’appliquer à des cas particuliers. On ne peut donc pas en conclure, comme vous le faites, que l’individu met totalement sa réflexion de côté et ne devient qu’une sorte de machine. Je pense donc qu’il faudrait être plus nuancé.